Mercredi 10 septembre 2008

Finalement, ce que Rafael avait prévu pour nous ce week-end est tombé à l’eau. Tant pis ! Mais bon, ce n’est pas grave, j’ai fait pas mal d’autres trucs auxquels je ne m’attendais pas :

Vendredi, j’ai rencontré 2 nouvelles allemandes qui sont arrivées il y a quelques jours. On est allé au bar avec toute la bande et les deux nouvelles, on a discuté et on n’a pas mal déconné, comme le montre les photos que je ne mettrai pas sur le blog !

Samedi, j’étais invité à un repas fait par les 2 coréens, ce fut excellent ! Vraiment délicieux. Il y avait de la soupe aux œufs, du porc avec de la sauce aigre douce, des algues séchées, c’était super bon. Bon, pour pouvoir manger avec eux, j’ai du encore rentré en douce, les « babouchkas » comme on les appelle (littéralement, les grands-mères), ont  tout fait pour que je ne puisse absolument pas rentrer.  Mais grâce à mon pouvoir Jedi (et surtout grâce à Soheyl et un autre iranien),  j’ai réussi à m’introduire dans le bâtiment.

Dimanche, Micha (le mongolien de Mongolie ;) ) m’a invité à faire un basket, parce qu’il a entendu que je jouais super bien. Pour ceux qui n’ont pas suivi tout le blog, j’ai fait il y a quelques semaines un petit match de basket avec des chinois. Et donc mes camarades de jeu ont eu la bonne idée de dire à tout le monde (ou presque) dans le foyer que j’étais SUPER FORT ! Alors, ce n’est pas vrai du tout, certains se feront une joie de confirmer sur le blog ;) Mais le problème, c’est qu’à peu près tous les chinois/mongoliens/vietnamiens que je connais(ou même que je ne connais pas) m’ont félicité. Ca m’a fait bien rire. Les pauvres, s’il savait comment je joue vraiment :)

Avant le basket, Micha m’a montré un magasin où l’on peut acheter tous pleins de films. Voilà ce que j’ai acheté :

Un DVD tout à fait légal.

L’intégrale de Nicolas Cage, ou plutôt comme il est écrit sur la jaquette : La collection de Nicolas Cage. 12 films, pour la plupart ses films les plus connus, comme 8 mm, Lord of War, Rock, 8mm etc. Pas très légal tout ça. Et pour seulement 120 roubles (moins de 4€). Par contre, je m’attendais à une qualité moyenne, ça a été le cas : globalement, la plupart des films sont en bonne qualité, mais pas tous. Et ils sont tous en russe forcément, mais c’est une des raisons pour laquelle je l’ai acheté.

A part ça, rien d’incroyable, j’ai trouvé mon petit rythme de vie de vacanciers. J’ai conscience que c’est les derniers jours comme cela, et qu’un jour où l’autre, on va bien commencer à étudier !

Par Yann - Publié dans : 3)Tomsk, les premiers jours
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Vendredi 5 septembre 2008

Depuis le dernier week-end, il ne s’est pas passé grand-chose de fou. J’ai fait pas mal de trucs, dans le désordre :

Je suis allé au cinéma pour voir le dernier Batman. Même si je n’ai pas compris grand-chose de ce qu’ils disaient (et oui, c’était en russe), j’ai bien aimé l’histoire, même si c’était un peu long.  Il y a un truc qui m’a surpris ici, et qui peut paraître incroyable pour un français, c’est qu’il est tout à fait normal de répondre au téléphone dans une salle de cinéma.  J’en connais qui seraient devenus fous.  Après, le ciné, on  est retourné à un restaurant que l’on connaissait déjà où c’est très bon. J’ai oublié de préciser qu’il y avait Anna  et Martina les allemandes, Youssef , Soutchior et Sang In, Johan et moi et une petite nouvelle, Charline une suissesse.

J’ai passé un examen en russe pour savoir  quel était mon niveau en russe et pour connaitre quel serait mon groupe de russe pour le reste de l’année (les nuls ou les bons).  Ca a été le drame : la première partie a été un QCM de 90 questions, j’ai du répondre à une trentaine de questions  totalement au hasard, et le reste ça a été le doute dans chacune de mes réponses. Allez, je suis sur de moi sur une quinzaine de réponses.  Après, les questions, l’étude de texte. Bon,  le texte en lui-même n’était pas très compliqué, j’ai compris que c’était une histoire d’amour entre un homme et une femme, leur rencontre, leur mariage etc. Mais les questions sur le texte n’étaient vraiment pas claires (quand je les comprenais) et j’avoue que je ne sais pas vraiment si j’ai bien répondu. Et la dernière partie,  c’était un examen oral de 5 minutes.  La dame m’a demandé de me présenter en russe, depuis combien de temps j’apprends le russe et pourquoi je suis venu en Russie. Sur cette dernière question, j’ai répondu que je voulais entre autre connaître l’hiver en Sibérie, que ça doit être incroyable. Et là, elle est partie dans un éclat de rires que toute la ville a du entendre. Bon. Je suis rigolo sans le faire exprès. Elle m’a dit que c’était une bonne raison pour venir, et elle est partie en se marrant. Je ne sais pas comment je dois le prendre :)

Je devrai commencer les cours lundi prochain, et aujourd’hui, cette après-midi, on va me donner mon planning pour le premier semestre. Enfin ! Mais bon, j’attends d’avoir mon planning en mains propres avant de crier victoire.

J’ai passé quelques soirées avec Soheyl et Raphael aussi, mais ça devient compliqué pour moi car je ne peux plus rentrer dans leur résidence pendant quelques semaines, le temps que les réceptionnistes mémorisent les visages des locataires. Les mauvais côtés de la Russie. Du coup, on reste dehors ensemble : en ce moment il fait beau donc ça va, Raphael sort les enceintes de la fenêtre d’une de ses copines, et  met le son à fond pour que de notre banc on entende Manu Chao, Sufjan Stevens etc.  

Parfois dans la semaine,  je tente le gros bluff et j’essaye de rentrer dans la résidence, en allant très vite et en baissant la tête. Ca marche rarement. Mais hier soir, ça a marché ! Je suis rentré, je me suis incrusté chez Soheyl le gentleman : il nous a fait à manger, à 3 demoiselles allemandes (dont 2 nouvelles) et à moi. Il y a encore des nouvelles allemandes, c’est incroyable la colonie d’allemands qu’il y a à Tomsk. Je suis donc obligé d’apprendre les rudiments d’allemand, mais je suis très mauvais, c’est une catastrophe.

Pour ce week-end, Raphael nous a préparé un sympathique programme. J’espère qu’il va être aussi bien que celui de la semaine dernière !

Par Yann - Publié dans : 3)Tomsk, les premiers jours
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Mardi 2 septembre 2008

Résumé de l’épisode précédent : il est samedi après-midi je suis dans l’hôtel de mes nouveaux amis Soheil et Rafael. On a fini de manger une omelette et on parle de la soirée de la veille au 69 Club.

Soheil avait quelque chose à faire, je ne me rappelle plus quoi, Rafael m’a donc invité à passer chez lui : quand j’arrive à son appartement, il était avec deux demoiselles russes (dont Veronica) à faire … un puzzle. Il m’a donc invité à les rejoindre. Je n’avais plus fait de puzzle depuis une dizaine d’années au moins. Les débuts ont été difficiles, j’avais du mal à avancer et à placer des pièces correctement, à part avec la fameuse chance du débutant. Mais bon, j’en profitais pour beaucoup discuter avec les 3 autres joueurs de puzzle, en particulier avec les deux « devouchki » qui m’ont aidé à améliorer mon russe et l’intonation : c’est une galère, parfois je ne vois pas la différence entre leur manière de dire certains mots et la mienne. C’est fou comme les russes sont sympas, avec tous les clichés qui se trimballent …

Je suis resté jusqu’à 21h du soir. On voulait absolument finir ce puzzle, qui était assez gros, mais finalement on n’y est pas arrivés. Retour à l’appartement pour un repos bien mérité !

Raphael et ses deux amies ont terminé le puzzle, le dimanche, sans moi. Parce que je n’étais pas là, j’étais à un match de foot ! On avait parlé avec Youssef d’aller voir un match de foot à Tomsk, car le stade est en plein centre ville, et puis en ce moment, le temps le permet. Youssef nous a acheté les places, 100 roubles (3euros), et c’est parti ! On était 5, Johan, Youssef, Soutchior, San Yn et moi. Si vous connaissez un minimum Johan, vous savez qu’il n’aime pas vraiment le foot. Et pourtant, il est venu, comme quoi … Les temps changent ma petite dame !

Sur le trajet, je discute avec Soutchior pour savoir contre qui Tomsk joue. Je ne savais pas du tout, et j’espérais une bonne équipe, je n’ai pas été déçu : ils jouaient contre Samassa ! En temps que drogué de football, je savais qu’un très grand joueur était dans l’équipe de Samassa, c'est-à-dire Jan Koller. J’étais trop content à l’idée de le voir jouer, car pour ceux qui ne connaissent rien en football, c’est un très grand (plus de 2m) joueur tchèque, avant-centre de l’équipe national, meilleur buteur de tous les temps de l’équipe de République Tchèque etc. J’allais donc le voir ! Je n’étais pas le seul aussi enthousiaste, Youssef (qui est tchèque) l’était encore plus.


La mascotte du club : une jolie fille sur un cheval.

On arrive au stade, celui-ci ressemble à un stade de national (3eme division) en France, pas vraiment d’ambiance et pas très grand non plus. Ici, la police est plus que représentée, ils ne rigolent pas avec ça. Les personnes qui surveillent sont en costume militaire, ça impressionne plus que les personnes en chasuble jaune fluo comme en France. Johan me demande la différence entre un carton jaune et rouge, Soutchior me parle du coréen qui joue à Samassa, qui s’est avéré être un très bon défenseur (défenseur de l’équipe nationale).


Le stade de campagne de Tomsk.

Et oui, le geant, c'est bien Jan Koller !

Et non, je ne mens pas : ke numero 89, Jan Koller !

Le match en lui-même a été à sens unique : l’équipe de Tomsk est particulièrement nulle, elle s’est fait manger par l’équipe de Samassa, avec un bon Koller (1 but, 1 passe décisive) et un milieu qui a une frappe de mule. Score final : 4-0 pour Samassa. Au classement, les équipes étaient très proches (7eme pour Samassa, 11eme pour Tomsk) mais sur les terrains, on aurait dit deux équipes de divisions différentes.

Après le match, on raccompagne les deux coréens à leur hôtel, je croise Soheil avec qui je discute encore toute la soirée, de géographie française et de vins iraniens cette fois.

Et voilà, c’est tout pour ce week-end ! Ca me change un petit peu des week-ends sur Valence … je préfère largement ceux-là !

Par Yann - Publié dans : 3)Tomsk, les premiers jours
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Lundi 1 septembre 2008

Je pense que rien qu’au titre, on comprend que j’ai eu un week-end plutôt chargé ! Ca a été le cas …

Après notre dernier cours de russe (voir article les cours d’été sont terminés), Martina, une des allemandes nous prévient avec Johan que cette après-midi (on est le vendredi), c’est « boat trip » sur la rivière à Tomsk. Bien sur, on y est allé. On arrive dans un port, enfin, un port de 5 bateaux, et on rencontre les derniers nouveaux étudiants étrangers que je n’avais jamais rencontré, majoritairement des allemands : ils sont restés dans leur coin, donc je n’en sais pas plus. Avec tout ce beau monde, nous sommes partis pour une croisière sur le Tom.

Le quai. Ca n’avait pas l’air très pollué. Enfin, ce n’est qu’une impression.

Notre bateau, le « Moscou191 ». Un bien beau bateau.

Ce n’était pas franchement intéressant, mais c’était joli : une rivière avec rien autour, parfois on croise des bateaux totalement rouillés. J’en ai profité pour parler  avec Soutchior, le coréen : bon parfois, on passait en anglais, mais globalement, on se comprenait. Finalement, sur un mot, on bute tous les deux, et Soutchior décide d’appeler Sang Yn, la coréenne. Et c’est à ce moment là que je me fais interpeler par …. Veronica. Elle est russe, elle est étudiante et c’est un peu la « vitrine » des étudiants de Tomsk, un genre de président du bureau des étudiants. Vous comprendrez plus tard dans la dernière photo. Elle était avec Anna, une de mes copines allemandes, qui m’a présenté comme un « gentil garçon qui fait tout le temps des blagues ». Et oui, j’ai une réputation de rigolo à défendre. Donc elle commence à discuter avec Soutchior et moi, de tout et de rien comme d’habitude. Mais maintenant je sais dire « blague » en russe : шутка (choutka).

C’était majoritairement ça, un paysage désertique. On peut remarquer qu’il faisait beau !

Ceci n’est pas une épave, mais un vrai bateau avec des gens dedans.

A la fin de ce voyage, j’ai rencontré Rafael, un colombien. Il était en train de parler en espagnol avec Anna (elle parle couramment anglais et espagnol, et très bien français. Ca m’énerve :)). Je lui explique, que mon espagnol est terrible mais je comprends tout ce qu’il dit quand il parle en espagnol. Et puis on a parlé de la France, de la Colombie, de Manu Chao et de son album qu’en français, des insultes en français et espagnol. Du classique ;)

Après ce petit voyage, tout ce beau monde est parti au restaurant. J’ai continué à discuter avec Raphael et Veronica, et j’ai rencontré Saheil. Saheil est iranien (Tomsk est complètement international, c’est fou), il est barbu comme moi…  En Iran, je pense que je peux passer inaperçu. On a commencé la discussion par le fait qu’il me connaissait, qu’il avait vu ma présentation et que j’aimais le fromage.  Note à part : avec Johan, on a du présenter la France aux autres étrangers jeudi dernier, et on a parlé que de bouffe, de fromage, de vin etc. On a un peu forcé sur les clichés. Donc avec Saheil le courant passe très bien, et Raphael nous propose d’aller chez  lui avant d’aller en boite. Bien sur, j’ai accepté.

Juste avant le restaurant. Devant : Rafael et Saheil(devinez qui est iranien ou colombien). A ma gauche (je suis le mec super bien coiffé qui sourit), Youssef le tchèque, Soutchior et Martina une des allemandes. A ma droite, un chinois que je ne connais pas, Veronica, Anna, un allemand qui parle français, Romy une autre allemande et Sang Yn. Derrière : une demoiselle russe qui travaille pour l’université, Micha le mongole (de Mongolie) qui est fou complet, et un des rares étudiants japonais de l’université.

On arrive chez Raphael, on parle musique, il vient me parler de Sufjan Stevens (incroyable, quelqu’un qui connait !). Puis on s’est mis à écouter du Manu Chao, à chanter, ce fut festif ! Dans son appartement de 15m², musique à fond, une quinzaine de personnes qui discutent ou dansent, dont mes amis coréens et Saheil. Je n’aimerai pas être son voisin :)

Après cette petite pré-soirée, nous sommes allé au 69 Club (nom véridique), une boite de nuit pas très loin de la résidence. Je n’aime pas trop les boîtes de nuit généralement, mais j’étais curieux de savoir à quoi ça ressemblait en Russie. Nous étions, Raphael, Saheil, Anna et moi, avec deux blacks, le ghanéen et le jamaïquain dont j’ai déjà parlé (voir l’article « Back in Ireland ! »). Sans trop comprendre pourquoi, je rentre par l’entrée VIP avec les autres, sans faire la queue, et sans payer. Bon. Quand j’étais finalement dans la boite, j’ai compris: le ghanéen, Moumouni, était en train de chanter sur le podium ! C’était incroyable, je ne m’y attendais pas du tout. Il faisait comme du beat-box sur la musique que le DJ passait. J’avais jamais vu ça,  finalement, ce n’était pas trop mal. On n’est pas resté trop longtemps dans la boîte de nuit. Ce fut sympa, mais sans plus.

Voilà, la journée de vendredi est terminée. Vient le samedi : après une nuit pour se reposer, Raphael m’a invité à passer chez lui. Quand je suis arrivé, on a vu Saheil, plutôt fatigué de la veille, et une de ses copines russes dont je ne me souviens pas le nom.  Elle nous a offert le thé (ici, ils boivent tous du thé, je me force à m’y mettre).  Saheil, quand à lui, nous a offert l’omelette à l’iranienne : c’était très bon, jusqu’à ce que je le vois manger son omelette avec … de la mayonnaise et du ketchup. Les pauvres, va falloir que je leur fasse une leçon du bon goût et de gastronomie.

Nous sommes samedi après-midi, à la moitié du week-end, et la suite se sera au prochain épisode !

Par Yann - Publié dans : 3)Tomsk, les premiers jours
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Samedi 30 août 2008

Depuis la visite du musée de la forêt, on n’a pas visité grand-chose : les excursions ont été à chaque fois annulées, alors que certaines avaient l’air très intéressantes (théâtre, visite de l’usine de bière).  Tant pis ! A la place, j’ai fait quelques courses : des tee-shirts, un pull, et un abonnement téléphonique.

Ici, les fringues sont plutôt chères : autant, le coût de la vie n’est pas important, mais alors pour les habits, ce n’est pas le cas : j’ai pris des tee-shirts en solde sans marque,  ils m’ont couté 6 euros chacun. Ce n’est pas très cher, mais c’est élevé par rapport au reste : 3 euros un bon restaurant,  internet local 3 euros par mois, loyer à moins de 60€ par mois. Par contre, ici, l’abonnement téléphonique est donné.

Je me suis abonné chez MTS (leur Orange local) à un abonnement qui m’a couté … 150 roubles (4 euros).  Mon abonnement est super intéressant : je paye 15 kopeks par minute (autant dire : absolument rien), mais seulement quand j’appelle quelqu’un de la région de Tomsk, qui est aussi grande que la France. Si je sors de la région, ou si j’appelle quelqu’un hors de la région, j’en ai pour 6 roubles (0,2€) par minute. Ca reste vraiment pas cher.

Pour téléphoner, j’avais prévu de prendre mon téléphone « français », malin comme je suis. Petit problème : le clavier n’a pas été conçu pour pouvoir envoyer des SMS avec l’alphabet russe. Et puis aussi, mon téléphone est bloqué. J’en ai donc acheté un autre, qui ne m’a pas couté grand-chose : ici, on peut acheter des téléphones pour pas cher sans forcément prendre des abonnements.

Mon nouveau téléphone, avec clavier en anglais et russe.

Ce que j’aime surtout, c’est quand il faut recharger son crédit : dans chaque résidence, quartier, grand magasin en russe, il y a ce genre de bornes :

La borne de notre résidence d'étudiants. On retrouve souvent la même un peu partout dans les lieux publics.

Ces bornes sont magiques : avec elles, on peut recharger son crédit de téléphone en mettant des billets dans la petite fente sur le côté. Mais on peut aussi payer l’eau, l’électricité, certains abonnements Internet etc. En gros, pas besoin de sortir de son immeuble pour payer ses factures. C’est incroyable, ça fait partie des choses totalement différentes ici.

 

Par Yann - Publié dans : 3)Tomsk, les premiers jours
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Samedi 30 août 2008

Et voilà, notre joyeuse bande de débutants en russe en a fini avec les cours de russe d’aout.  Je retiendrai que ces cours ont vraiment été utiles, parce que même si en grammaire je n’ai pas appris grand-chose de nouveau, je pense que j’ai progressé en lecture et en vocabulaire. Par contre, je suis toujours autant mauvais en écoute, j’ai du mal à comprendre les russes quand ils me parlent, mais c’est en progrès.

On a pris une petite photo d’adieu pendant notre dernier cours, car ce n’est pas sur qu’on garde le même groupe par la suite : pour les leçons de russe qui ont lieu tout au long de l’année, on  aura cours quand on aura du temps de libre. Ce qui annonce des emplois du temps chargés !

Notre petite bande du cours intensif de russe. Il y a Sang Yn, Soutchior, Youssef, etc.

Sinon, la rentrée est censée commencer le 1er septembre, et on n’a toujours pas de planning. On va nous le donner … le 3 septembre ! Oui, ça commence bien !

 

Par Yann - Publié dans : 3)Tomsk, les premiers jours
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Mardi 26 août 2008

On m’a reproché de ne pas mettre assez de photo. Alors je suis désolé, mais je n’allais pas dire à « Monsieur Internet » : « prenez la pause, mettez-vous devant les vieux canapés, c’est pour mon blog ! ». Non. Je ne sais même pas s’il savait ce que c’était un blog. Bref. Le musée de la forêt !

On est parti hier après-midi avec un responsable des relations internationales, un peu plus vieux qu’Andreï mais tout autant sympa.  Au moment de partir, je discutais avec lui jusqu’à ce qu’une nana avec un micro et un caméraman nous accoste et nous demande ce qu’on pense que Tomsk soit une ville attractive pour les étudiants étrangers (véridique). Bon, moi j’avais à peine compris sa question, alors je n’allais pas y répondre : c’est notre guide/leader/représentant de l’école qui a répondu un truc auquel je n’ai absolument rien compris. Bref. Après avoir attendu 10 minutes le bus, puis 15 minutes de voyage, on arrive au milieu de nulle part.

La photo a été prise à l’endroit où le bus nous a posé.Sans trucage.

Et ce qu’on voit de l’autre côté de la route.

Autour de nous, des arbres de partout, et entre les arbres des maisons multicolores. Ca ne ressemblait à rien de ce que je connaissais, c’était incroyable.

Une maison verte fluo (Note : c'est une vraie maison).

Et une maison bleue, une !

Le chemin pour aller au musée. Ce chemin s’appelle la « rue Lénine », à ne pas confondre avec le boulevard Lénine, qui est la rue principale de Tomsk.

Il suffit de lever la tête pour croire qu’on est perdu dans une forêt.

Johan, se fondant parfaitement dans le décor.

Puis vient le musée. Alors cette fois, c’était un peu plus intéressant que d’habitude, même s’il y avait pas mal d’animaux empaillés.

Des troncs d’arbres vieux de 300 ans, j’ai vérifié, j’ai compté tous les cercles !

Un énorme hibou. Le plus gros oiseau qu’on peut trouver dans les forêts de Sibérie.

Saleté de chat !

Tiens je vais présenter nos copinous : voici San Yn, la coréenne. L’autre coréen, Santchior, n’était pas là. Les deux sont bien sympas, c’est les deux premiers à qui on a parlé en russe. A côté, c’est Johan bien sur, portant son tee-shirt jaune, utile pour se repérer dans la forêt. Il pense vraiment à tout !

Devant l’ours, c’est Youssef, notre voisin tchèque.  Avec lui, on communique plus en anglais qu’en russe. L’autre tchèque, Zdanic, n’étais pas là non plus. Par contre, lui ne parle pas anglais. Et c’est une souffrance pour qu’on se comprenne. Ca viendra.

 

Dans ce musée, on nous a expliqué l’importance des forêts en Sibérie non pas sur le climat, mais plus sur l’économie : des générations de russes se sont installés ici uniquement pour le bois. C’était tellement sauvage à l’époque qu’il mettait des pièges autour des maisons pour ne pas se faire attaquer par des linx (saletés de chats), des ours.

Oh oui, c’est bien comme ça, plus sensuel bébé !

Le tracteur à la russe, c’est du costaud.

Les mecs qui ont inventé la forêt (selon les russes, bien sur).

Le cheval est l’emblème de la ville. Je ne sais pas pourquoi.

 

A la fin de la visite, le guide nous a demandé si la visite nous avait intéressés et si dans nos pays la forêt était aussi importante qu’elle l’est à Tomsk. J’ai répondu que où j’habitais (ça marche dans toutes les villes où j’ai vécu), il n’y avait pas de forêt, au maximum des parcs avec 3 arbres dans chaque coin et qu’en France, la forêt n’a que très peu d’importance dans notre culture, et que c’était bien dommage (quel fayot, mais c’est tellement vrai).  Il faut dire que ce n’est même pas comparable, ici  il y a des arbres gigantesques de partout dans les villes alors qu’en France, il n’y en a que des arbres de 2m de haut qu’on ne voit qu’à peine.

Finalement, ce musée était intéressant car il soulignait bien une des différences entre nos 2 cultures : les citadins russes (enfin de Tomsk) sont restés bien plus proches que nous de la nature, de la forêt : une forêt à portée du centre-ville d’une grande ville de France, ça semble impossible.  Ici, ça semble normal !

Par Yann - Publié dans : 3)Tomsk, les premiers jours
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Dimanche 24 août 2008

Et oui, je me lance dans des titres écrits en russe (que j’espère sans trop de faute) et avec leur traduction en français. Et oui je me la pète, je sais dire des phrases en Russe. Enfin, des phrases simples.

Sujet spécial futur ingénieur en informatique : comment avoir Internet en Russie. A Tomsk, obtenir Internet n’a rien à voir avec ce que je connaissais en France. En France, le fait d’être dans une résidence universitaire n’a pas tellement d’influence sur l’installation d’Internet : ici, oui. Donc dès le départ, on sait qu’on sera obligatoirement chez un seul fournisseur et pas un autre. Ce qu’il y a d’étrange, c’est que dans l’autre grosse résidence universitaire, ils ont un fournisseur différent. Oui, ce n’est pas évident à comprendre pourquoi. Donc pour avoir Internet dans notre chambre, il faut aussi faire un cheminement différent.

Première étape : allez dans un autre bâtiment de l’université pour obtenir un code d’accès. Heureusement, il n’est pas très loin, 10 minutes à pied. On trouve sans trop de difficulté. On arrive devant le bureau du monsieur qui gère tout ça, et je m’attendais exactement à ce que j’ai vu, mais en pire : un vieux monsieur genre savant fou russe,  derrière un PC pas spécialement récent mais dans un bureau dans un bordel tellement énorme que j’ai jamais atteint ce niveau de foutoir (c’est dire). Des vieilles unités centrales ouvertes et vides, dans un coin, un ordinateur datant d’au moins 40 ans dans un autre coin (donc aussi gros que 2 frigos), enfoui sous des cartons et d’autres unités centrales, de l’autre côté des vieux fauteuils pourris entassés etc. Ce que j’ai le plus aimé, c’est le petit carton censé cacher un énorme trou dans le mur. Mais bon, ce n’était pas vraiment bien fait, on voyait bien les canalisations.

Donc on essaye de communiquer avec ce monsieur (qui au final s’est avéré très sympa), mais malheureusement il ne parlait pas anglais (sauf quelques mots) et notre russe n’est pas encore suffisamment bon. On a réussi à lui faire comprendre qu’on voulait Internet, on lui a donné notre adresse, notre numéro de chambre et de l’argent pour notre compte. Il m’a sorti sa seule phrase qu’il connaissait en anglais : « Give me the money ! ». Bon, j’ai rigolé. Il ne m’en a pas voulu. Et après, grâce à un jeune qui bossait dans un bureau à côté et qui parlait anglais, on a compris qu’il fallait qu’on appelle le « monsieur Internet » pour lui donner nos adresses MAC. Pour les non-geeks, c’est une suite de chiffres et de lettres (A…F) qui identifie n’importe quel PC dans le monde ! C’est fou hein ?

On est rentré chez nous, et le lendemain, pris d’une furieuse envie de tester son russe, Johan a appelé monsieur Internet pour lui donner nos adresses MAC. D’après ce qu’il m’a dit, le début de la conversation était parfait, ça s’est compliqué quand il a fallu donner les adresses. J’aurais aimé être là, mais je faisais un basket avec des chinois (cf. 2 articles en arrière). Donc je ne sais pas trop comment ça s’est passé, mais le pauvre ça n’a pas du être facile. Finalement, il n’a pas voulu retenter sa chance par téléphone et il est allé donner les adresses en mains propres. Conclusion : on n’est pas encore bilingue en russe.

Ensuite, après ce passage d’inscription, il fallait aller demander à la réception de la résidence un câble réseau. Et c’est fini : on a Internet ! Enfin, là encore, ça diffère un peu par rapport à l’Internet en France.

En gros, on paye 100 roubles (3 euros) pour avoir l’Internet local, de la région de Tomsk. Et puis si on souhaite « l’Internet International » (gmail, lequipe.fr, over-blog, Facebook etc., l’Internet normal en fait), on paye 2 roubles par Mo (pour les non-geeks : ça peut rapidement devenir très cher). Ca pourrait être nul ce genre de système. Le truc, c’est que sur le réseau de Tomsk, il y a tout, et vraiment tout : mail, forum, et surtout films, musique, jeux récents. A un très très haut débit. Le téléchargement illégal n’a pas l’air d’exister en Russie, tant mieux pour nous. Le fait de ne pas pouvoir rester des heures sur MSN, ou à perdre sur ton temps sur Facebook (entres autres) est largement compensé par la possibilité d’avoir un film récent sur son PC en moins de 5 minutes. C’est un peu scandaleux, mais bon, on ne va pas se plaindre non plus !

Pour conclure, si vous avez bien compris, je serai très rarement sur MSN ou sur Facebook cette année et la meilleure façon pour communiquer avec moi, c’est par mail. Je vais apprendre à vivre avec MSN et Facebook à très faibles doses,  ça va être très dur pour moi, mais je tiendrai le coup : c’est une nouvelle vie qui commence.

Par Yann - Publié dans : 3)Tomsk, les premiers jours
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Samedi 23 août 2008

Hier, on était censé aller sur un stade pour notre dernière excursion. Sur notre petit papier de présentation des différentes sorties, il était écrit que l’on devait se munir de vêtements chauds, de casse –croûtes  et de protection anti-moustiques.  Franchement, je n’étais pas motivé à l’idée d’aller sur le stade, en grande partie à cause de mon dos qui me faisait mal (cf.  article précédent et le passage sur la domination du monde par les chinois).  Nos trois cours se sont bien passés, c’était un jour où l’on finissait tôt, à midi. Avec Johan, on est allé au resto U, enfin plutôt le restaurant dans l’université, qui est quand même bien plus classe que ceux de Valence : ici pas de pizza ou des pates, c’est plutôt très varié et super bon. Et il y a tout pour devenir gros, sauf si on ne prend que de la soupe : c’est ce que font  certains russes. Nous non, on est plus dans le genre « morfales français » qui veulent tout goûter.  Là-bas, on a rencontré nos amies étudiantes allemandes  qui nous ont dit que la sortie au stade était annulée, le stade étant impraticable. Merci le Dieu du sport, du beau temps ou Râ, d’avoir sauvé mon dos d’une  paralysie totale.

A la place, on est allé voir un film à l’hôtel des allemandes avec Andreï, dans une grande salle avec une super télé et enceintes. C’était un dessin animé, du genre un soldat russe trop méga fort qui tue tout seul une armée de mongols à mains nues.  C’était bien marrant, et bien fait. Comme quoi les russes savent faire des dessins animés sympas. Là où je suis content, c’est que quelquefois, je comprenais ce qu’ils se disaient. Mais ça restait assez rare. Après le film, on s’est donné rendez-vous avec les allemandes pour aller boire une bière en ville plus tard dans la soirée. La vodka, ça sera pour  une autre fois avec les autochtones.

On les rejoint donc dans la soirée,  et finalement, on jette notre dévolu sur … un pub irlandais ! I’m back in Dublin ! Le pub était bien dans le style Irish pub, avec drapeaux irlandais, posters des vieilles publicités de Guinness, un mec qui joue de la basse en fond sonore, et … des prix irlandais. Voire bien plus cher. Ca calme, j’aimais bien cette endroit,  mais presque 8€ pour la pinte de Guinness, ce n’est pas vraiment comparable aux autres bars de la ville : c’est pourquoi la clientèle était uniquement russe et très aisée. De  toute façon, je ne bois pas de Guinness en dehors d’Irlande (c’est mon côté bobo à moi). Bref. J’ai donc pris une autre bière irlandaise, et avec Johan on a discuté toute la soirée avec les allemandes.  On a entre autre appris les mots importants de leur langue, c'est-à-dire les insultes les plus employées.  

J’ai oublié de dire que j’ai rencontré un jamaïquain, un ami d’une des filles : fait assez rare pour le souligner, il y a un jamaïquain à Tomsk, ce qui n’est pas vraiment commun de rencontrer un jamaïquain en chair et en os. A Tomsk, on ne peut pas dire qu’il y a beaucoup de blacks dans les rues.  Voire pas du tout : s’ils sont  10 dans la ville, ça serait déjà énorme. J’ai rencontré aussi un ghanéen super sympa il y a quelques jours  et j’ai appris qu’au Ghana, on ne parlait pas forcément français. Par contre, je ne sais pas trop si les russes sont racistes : a priori non, car le ghanéen (je ne me souviens plus son prénom) entame sa deuxième année sur Tomsk.

Conclusion à tout ça : Ce fut une bonne petite soirée, qui s’est terminé un peu avant minuit (leur hôtel « ferme » à minuit et ne rouvre que le matin à 6h, si ça ce n’est pas horrible quand on est étudiant).  Et à ce rythme, on va aussi devenir fluent in english, parce que, oui, on ne leur parle pas en russe ni en allemand, mais en anglais. Ce qui n’est pas plus mal.

Par Yann - Publié dans : 3)Tomsk, les premiers jours
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Vendredi 22 août 2008

Me revoilà ! Désolé pour le manque de nouvelles, mais on est surchargé de cours et de sorties en ce moment : le matin, passage obligé par 3 cours de russe. On commence à 8h30, et on finit à midi, 1h ou 2h, ça dépend. Parfois, c’est compliqué pour manger, on a que 20 minutes de pause, mais ça va, les russes n’ont pas l’habitude de beaucoup manger entre midi et deux heures. Alors on s’adapte. Les cours sont biens, on a une prof sympa qui ne faut pas trop embêter non plus, et on est toujours un petit groupe de 8 étudiants.  L’ambiance est toujours bonne, avec Johan on a sympathisé avec les tchèques (qui habitent la porte en face de nous dans le couloir) et les deux coréens, avec qui on a « testé » notre niveau en Russe.  Bon, ce n’est pas glorieux, je ne suis pas encore prêt à parler politique ou tout autre sujet sérieux en russe.  Mais j’ai le niveau pour dire que je viens de la France et que je suis ici pour un an. C’est mieux que rien !

Avec les mêmes collègues que le matin, plus les allemands et autres français des autres cours, on est parti en excursion avec Andreï, qui nous a fait visiter des musées de Tomsk cette semaine. Alors, détail intéressant, nous ne sommes pas très différents globalement des russes. Par contre, là où nos points de vue divergent, c’est entre autre sur ce que l’on appelle un « musée ».  En France, un musée c’est grand, c’est dans des châteaux ou des lieux superbes, y a des objets d’art qui datent de y a longtemps etc. Ou alors c’est minuscule, mais c’est un musée sur un thème original, comme le musée du tire-bouchon.  En Russie, on appelle musée une maison récente avec des tableaux moches qui datent de moins de 10 ans (le premier musée de Tomsk, pas conseillé). Ce qu’on pourrait appeler une expo, et encore. Et oui : ici, on peut détester aller au musée sans pour autant passer pour un rabat-joie inculte.  On a aussi vu le musée du Goulag : ça sonnait bien pourtant ! J’ai été un peu déçu, il n’y avait pas grand-chose, juste des photos de prisonniers  importants enfermés là-bas, leurs histoires n’étaient pas raconté, c’est dommage. On a vite fait le tour des musées en fait. Très vite fait.

Et puis ce qui me gêne aussi, c’est qu’il n’y a pas de musée sur la culture Russe. Je m’explique : dans les différents musées visités, on nous a expliqué des tas de choses sur comment à Tomsk on était arrivé à avoir de l’art rococo, l’art chinois etc. On nous a même dit qu’avant le catholicisme, les russes croyaient … en Râ, le dieu du soleil. Oui, comme les égyptiens. J’ai un peu du mal à le croire, je suis devenu curieux à propos de ça, je vais tenter de trouver d’autres infos. Bref : Moi ce que j’ai envie de voir, c’est les poupées russes, tout ce à quoi on pense quand on évoque la Russie en France. Je pense que pour voir tout ça, faudra aller à Moscou ou Saint-Pétersbourg. Ici, on est en fait dans une autre Russie, bien différente que celle la « Russie européenne ».

 

Sans transition : j’ai finalement joué avec les chinois au basket-ball (baskietbol en russe, j’adore la traduction russe). Avec mon nouveau short de chinois, je passais presque inaperçu auprès d’eux, hormis le fait que je fasse 20 centimètres de plus.  J’ai joué toute l’après-midi avec eux, et cela m’a suffit pour comprendre quels sont leurs plans pour envahir le monde : faire courir les européens après un ballon pour qu’ils soient morts de fatigue. Ils m’ont épuisé, 4h de sport sans pause. Je n’avais pas joué depuis plusieurs mois, ça m’a calmé. Mais en tout cas, ils ont été très sympas avec moi, ils ont essayé de communiquer avec moi en Russe (heureusement que mon pote chinois venait me traduire les phrases compliquées).

Par Yann - Publié dans : 3)Tomsk, les premiers jours
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