Lundi 18 août 2008

Cette semaine a été plutôt chargée : pas mal de cours de russe, avec plusieurs dizaines (voire centaines) de mots à apprendre pour le lendemain.  Des rencontres avec des étrangers du coin, majoritairement  des filles allemandes et des français. Gestion des papiers administratifs, tentative d'installation d'Internet dans la chambre. Etc.

Et puis vient vendredi après-midi : on a eu cours que le matin, l'après-midi avait lieu une excursion organisée par Andreï (notre « tuteur » pour ceux qui n'avaient pas suivi) avec tous les étudiants étrangers de l'école qui s'étaient inscrits au cours. Les autres français ne sont pas venus, les allemandes par contre oui, et tout le reste .... C'était des chinois ! Une fille, et une quinzaine de mecs.

Tout ce beau monde est monté dans un bus qui venait d'une autre époque. On est parti vers un des parcs de Tomsk, un mémorial pour la seconde guerre mondiale.  Déjà, le parc est gigantesque, et surtout, on est au milieu de la forêt : ce n'est pas étonnant de voir passer des écureuils sur les chemins. Je n'ai pas pu prendre des photos du parc, pour deux raisons : la première, c'est que les chinois sont très curieux et sont tous venus nous parler l'un après l'autre ! Le problème fut qu'ils parlaient tous très bien russe (ce qui n'est pas notre cas), mais qu'ils ne parlaient pas très très bien anglais (voire très mal). Donc les discussions étaient très compliquées. Mais finalement, on se comprenait, c'était marrant. Je pense que les chinois ont le pire accent pour se faire comprendre en anglais : mais au moins, ils sont très ouverts. J'ai été surpris par ça d'ailleurs, ils sont très déconneurs ! Ils n'arrêtaient pas de taquiner Andreï ...

Johan et moi, dans le bus hi-tech. Derriere on peut voir Alex, un de mes nouveaux potes chinois.

La clim' derniere génération.

Et sinon, la seconde raison pour laquelle je n'ai pas pu prendre des photos du parc, c'est parce qu'ils y avaient un nombre incalculable de mariages. Tous les nouveaux mariés voulaient venir se faire prendre en photo devant la statue du parc, chacun une colombe à la main, la faisant voler pour symboliser leur éternel amour. Et oui, les clichés des mariages viennent jusqu'à Tomsk ...


Oh des colombes, c'est tellement romantique...

Et oui, ils l'ont fait : la limousine avec des coeurs roses. Le mauvais gout est universel.

Après le parc, nous sommes passés par différents endroits, entre autre la grande place de Tomsk (qui est petite selon les russes), où est détaillé sur des colonnes l'histoire de Tomsk. Pendant qu'Andreï tentait d'expliquer l'histoire de sa ville, quelques uns  des chinois se moquaient gentiment de lui. Moi, j'en profitais pour discuter avec mon nouveau copain chinois, dont je ne me rappelle plus son nom, « Banger », un truc dans le style. Il faut savoir qu'en arrivant ici, les chinois se choisissent un nom anglais, parce que leur nom chinois est trop compliqué pour nous. 

La "petite" place.

On discute de plein de choses, et entre autre de basket-ball, il m'explique qu'il y joue souvent avec ses potes chinois, hop tentative d'incruste. Ca marche, je lui dis juste que je n'ai pas de short et il me donne rendez-vous le lendemain pour aller en acheter un (je ne savais pas où aller). Trop sympa.

La visite se termine par une visite d'un musée de Tomsk (nul), avec à la fin une montée dans une tour en bois pour voir la ville : en haut de cette tour, on a vu qu'en fait la ville était super grande (ça n'était pas franchement clair avant), et surtout que la ville est remplie d'arbres, de grandes places, et de jolis bâtiments. C'était très joli.

Ouah, des arbres de partout. Et nous sommes en plein centre ville.

La visite se termine là-dessus. Le lendemain, je suis allé en ville avec mon nouveau pote chinois, il a à peu prêt le même cursus que moi (élève ingénieur mais en électro-physique). Finalement, on n'a pas pu jouer au basket parce qu'il a plu, mais j'ai acheté un short d'une marque chinoise a priori connu ici.

Par Yann - Publié dans : 3)Tomsk, les premiers jours
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Lundi 18 août 2008

L'hôtel  (qui appartient  à l'université) est un très grand bâtiment : une dizaine d'étages (on est au 7ème).  C'est un bâtiment réservé aux étudiants étrangers, même si pour l'instant on n'a rencontré presque que des russes dans les couloirs. Il est très bien placé, 5 minutes du bâtiment principal de l'université, 15/20 min à pied du centre-ville, 15min à pied du supermarché. On n'aura quasiment pas besoin de prendre les transports en commun.

Notre chambre est sinon très spéciale. En fait, notre appartement est divisé en deux : une chambre pour une personne, et une chambre de deux (la notre). Pour l'instant, il n'y a personne dans l'autre chambre, mais ça ne serait tardé.

Johan qui bosse ... Sinon, pour la photo, on a fait nos lits.

Mon bureau, presque bien rangé.

Dans cet appartement, il y a des parties communes pour les 2 chambres : une salle de bains et des toilettes.  Ce qui est cool, c'est que ces parties communes sont nettoyées tous les jours par des femmes de ménage (qui m'ont réveillé la dernière fois quand j'ai voulu faire la grasse mat').

Notre chambre est pas mal : deux lits, un frigo, un micro-ondes, une télé, deux bureaux, une penderie, 3 petites tables, un porte-manteau et un peu de vaisselle déjà fournie.  Et c'est plutôt bien entretenu. Pas de quoi de se plaindre.


La cuisine est commune à toutes les chambres de l'étage, il n'y a que des plaques électriques et pas beaucoup d'ustensiles de cuisine, voire pas du tout.

 

Mais ce qui est de plus incroyable dans cet hôtel, c'est  l'entrée : il y a des flics qui travaillent 24/24 et vérifient qui rentrent et sortent du bâtiment. On va bientôt avoir notre carte de l'hôtel, une sorte de pass VIP pour pouvoir rentrer chez soi. Ca va, ils ne sont pas chiants, ils nous emmerdent pas trop, au contraire certains essayent de taper la discute .... en russe bien sur : pour savoir d'où on vient etc. Globalement, ça me fait bizarre de vivre dans un truc sécurisé comme cela. En plus, le soir, certains des policiers font des rondes dans les couloirs pour voir si tout se passe bien.  Enfin on s'y habitue vite : surtout, on n'a pas d'horaire « interdite » (dans certains hôtels les étudiants ne peuvent pas rentrer après minuit) et on peut inviter facilement des gens à venir chez soi, en particulier s'ils sont étudiants.

En conclusion, notre chambre est très correcte,  ça nous va très bien. J'avais un peu peur que ça soit sale ou mal placé, et c'est tout le contraire.  On verra si on déménage plus tard, mais moi ça me suffit pour l'instant.

 

Par Yann - Publié dans : 3)Tomsk, les premiers jours
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Jeudi 14 août 2008

Ca y est, Tomsk, nous y sommes ! Depuis quelques jours, je n'ai pas eu le temps de mettre le blog en jour, en particulier parce que l'on n'a pas Internet dans l'appartement (en cours de préparation).

Et pendant ces 2 jours, je pourrais faire des articles sur des tas de choses : bâtiments, nourriture, école, étudiants étrangers, appartement, cours de russe, la ville etc.

Je vais d'abord raconter ma première journée à Tomsk, ça a été une longue journée plutôt originale :

2h30 à Tomsk : il est 23h30 à Moscou quand on part de l'aéroport. En rentrant dans l'avion, on est, comment dire, étonné : l'avion devait dater d'au moins 40 ans, certains fauteuils ne tenaient pas droit (j'en ai fait tombé une rangée en m'appuyant dessus), les tablettes des fauteuils étaient en plomb,  les hôtesses géraient la lumière et voyants avec une table de commande digne de celle de Fantomas, et le meilleur pour la fin, l'air que l'on reçoit au dessus de sa place, qui est censé être réglable, ne l'était pas. Mais surtout, on VOYAIT l'air sortir. Je ne sais pas si c'est difficilement imaginable,  mais on voyait l'air, comme s'ils envoyaient du somnifère dans la soute. Car dans toutes les bouches d'aération,  on voyait l'air sortir. Y compris dans des endroits où de l'air n'aie pas censé passer. Ca nous faisait beaucoup rire, mais en même temps, on ne se sentait pas rassurés.

Finalement, le voyage s'est bien passé, je n'ai pas pu dormir tellement j'étais excité à l'idée d'aller à Tomsk.  Ca m'a permis de voir le lever du jour, c'était joli.


3 billets differents pour 3 vols differents. Y avait pas plus simple ....

6h30 : on arrive finalement à l'aéroport de Tomsk, l'aéroport est plutôt petit. A l'intérieur, un jeune homme plutôt petit et fin nous attendait avec un panneau comportant notre nom. La classe, comme les stars à Cannes ! Il commence à nous parler en anglais (ouf), on discute. Il s'appelle Andreï,  je crois qu'il est thésard, enfin de ce que j'ai compris, mais bon, il va nous aider à découvrir la ville.

Une allemande était dans le même  vol que nous, et elle aussi rejoint la même école.  On récupère quelques minutes après nos bagages, Andreï, très gentil, demande à notre nouvelle amie allemande de lui porter ses bagages. Qui a dit que le russe est rustre ? Finalement, on prend un minibus et on part pour la ville.

7h 00 : dans le minibus, on discute encore sur Tomsk et Andreï nous parle de tout le côté pratique, que ça soit pour prolonger le visa ou pour les cours. En parlant de ça, on était sensé avoir cours à 8h20. J'étais super chaud pour y aller, malgré ma nuit très courte. Au bout de 15 minutes de route sans avoir vu la moindre petite ville mais seulement des maisons perdues et de la forêt, je demande à Andreï si c'est normal que l'aéroport soit LOIN de la ville. Et là il me répond que c'est normal, mais ce n'est pas très loin, voire même que c'est assez proche.  Les russes n'ont pas la même vision de ce qui est loin que nous, j'en reparlerai.

7h30 : après avoir déposé l'allemande à son hôtel, on découvre notre appartement. Là encore, je pourrais en faire un article juste dessus, et c'est d'ailleurs ce que je ferai, ça en vaut la peine :). On arrive donc dans notre appartement,  et on a 30 min pour prendre une douche, se changer et aller à l'université.  Andreï nous y conduit à pied (on y est en 5 minutes), on peut considérer que c'est plutôt pas mal.

Notre hotel



8h 20 : on arrive au cours, un peu épuisés, et on découvre notre charmante professeur de russe et nos collègues étrangers : des allemandes (3) et ... des français (2). D'autres étudiants vont rejoindre le cours dans la semaine, j'espère que ça sera plus varié ! Notre cours est assez simple, majoritairement des choses que l'on a déjà vu, mais ça ne fait pas de mal de se remettre dans le bain. Pendant notre pause, Andreï  vient nous chercher pour qu'on régularise notre visa. Il est d'une aide incroyable, car on n'a pas franchement le niveau en russe pour s'occuper de tout ça. On peut déjà dire que l'école fait des efforts pour accueillir ses étudiants étrangers,  je ne suis pas sur que ça soit pareil pour les écoles en France.

12h : le cours se termine, Johan dort debout, je suis à peine mieux. Mais il faut bien manger,  on suit Andreï et nos nouveaux collègues vers un restaurant. Celui-ci est particulièrement bien caché,  derrière notre hôtel, dans une zone industrielle, devant un garage et pas loin d'un vendeur de tuiles. C'est un autre monde. A l'intérieur, c'était kitch, mais propre et bien entretenu. On commande à manger, je prends un бифштекс  (bifsteak) et Andreï nous offre le чай (thé).  Le repas était vraiment très très bon,  j'ai eu droit à un steak dans une petite assiette avec légumes, patates et pates. Le prix : 60 roubles (moins de 2€). Vu le prix, gentleman jusqu'au bout, j'ai offert le resto à Johan. Je sais, je suis trop généreux. Pendant le repas, j'ai entre autre discuté avec Céline, une française, qui m'a proposé de me conduire à un supermarché, pour que je puisse acheter le nécessaire vital. RDV à 17h, devant l'université.

Le restaurant est dans cette "rue", derriere le garage qui se trouve juste en face.

Ici, un repas pour deux pour un totale de 170 roubles (un peu plus de 5 euros)

La deco est tres kitch ... (avec a la television la britney spears ouzbek en boucle)

18h : je me suis endormi,  malgré le réveil. Je me réveille à l'arrach', et finalement je la retrouve dans l'hôtel. On va donc aux courses à pied, j'en profite pour en savoir un max sur la ville, et l'école.  Mes premières courses au фуд city (food city) m'ont permis d'acheter ce qu'il me fallait absolument (shampooing, etc.) et ce que je trouvais incroyable (voir futur article :)).

19h : je rentre des courses, je les mets au frigo, j'essaye de ne pas réveiller Johan qui dort (raté), et finalement je vais bosser ailleurs mes mots de vocabulaire pour le lendemain (une centaine de nouveaux mots à apprendre). 

20h : je réveille Johan pour manger, on se fait un petit repas à base de tests de nouveaux produits précédemment achetés. Globalement, ce n'est pas trop mal.

Finalement, après le repas, on discute un peu de cette longue journée avec Johan,  et finalement, on se couche dans nos petits lits. Ce fut une super première journée.

(PS : je n'ai pas tout raconté,  je considère que c'est déjà un gros bloc pour un seul article, malgré le fait que je ne suis pas rentré dans les détails pour certains  passages et que je n'ai pas tout raconté).

Par Yann - Publié dans : 3)Tomsk, les premiers jours
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Lundi 11 août 2008
23 minutes pour faire un article, ça se tente. Je vais devoir faire court.

On ne peut pas trop dire que ces derniers jours ont été franchement passionnants : la vie se résume à check-in en anglais qui se passe bien, petite sieste sur des fauteils de l'aéroport, deux fois 3h de décalage dans la tête (ça fait mal) et bien sur vol sur la compagnie Siberian airways (S7).

A Dublin, tout s'est bien passé, les bagages pesaient un poids correct (l'afficheur indiquait - 2kg pour celle de Johan, ça devait être le sac de Mary Poppins).  L'avion a eu du retard, mais pas de grand chose. Et puis de toute façon, quand on est arrivé à Moscou, on s'attendait à une correspondance avec 17 heures d'attente, alors 30 minutes de retard, une rigolade pour nous.
Le contrôle à la douane se passe sans problème, on a rempli une feuille d'immigration (on ne savait pas qu'il en fallait une), mais en gros c'est bon, ça passe. L'aéroport de Moscou est très grand, avec de longs couloirs avec rien de dans, et chauffés à 35°. Je n'ai pas trop visité, j'ai préferé me reposer et dormir sur de beaux canapés verts. Une bonne nuit pour bien se reposer. Sauf que je suis encore bien fatigué.
Par contre, l'enregistrement pour aller à Tomsk ne s'est pas passé comme prévu : une de nos bagages partie vers la soute, grande discussion entre deux "enregistreuses" en russe sur notre cas. J'avoue que j'étais complètement largué :( Mais au final, c'est la madame qui était de notre côté qui a gagné, et on a pu passer.
Enfin, pour vérifier le contenu de nos bagages à main, on a du passer dans un machin genre rayon X 3D, j'avais les mains levés une sorte de laser a tourné autour de moi. Je n'ai pas pu m'empecher de sourire, on aurait dit un truc anti radiation. La madame de la surveillance, elle, ça la faisait beaucoup moins rire que moi.

Maintenant, il est 10h du soir à Moscou (+2h par rapport à la france) et on prend l'avion dans 1h35 : on va encore se prendre 3 heures de décalage, donc une nuit encore raccourcie. On est censé arriver à Tomsk à 6h15, en pleine forme :)

Voilà, mes prochains articles seront en direct de Tomsk ! Dès que j'ai une connexion Internet à porté de main ...

Par Yann - Publié dans : 2)Entre Valence et Tomsk
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Dimanche 10 août 2008
Aussi incroyable que ça puisse paraître, malgré mes différents voyages en Irlande, je n'avais jamais visité l'usine de Guinness. Ce fut chose faite pendant mon deuxième jour à Dublin.

Avec Johan, nous avons décidé d'y aller dans l'après-midi, il faisait beau. L'usine est à 15-20 minutes du centre-ville à pied. La visite fut très intéressante, c'est incroyable le nombre de guinness produit chaque année : les 2/3 de malt produits par l'Irlande sont utilisés pour faire de la Guinness ! Incroyable ...
La visite a été aussi fort instructive sur comment éviter d'avoir mal à la tête les lendemains de cuite avec des conseils fort intéressants. Il y a aussi eu le passage sur le fait que boire de l'alcool est bon pour le coeur, le foie, le cerveau ... seulement si on boit avec modération, bien sur :) Mais j'ai du mal à les croire ...

Allez, va mon fils, va chercher des pieces dans la fontaine, tu ne seras pas ridicule.


Dublin en aout, ca fait rever ....

A la fin de la visite, on a bu une Guinness tout en haut de l'usine, au Gravity bar. Et là, surprise, on s'est aperçu qu'il pleuvait pas mal, une bonne petite averse ! Après avoir pris notre courage à deux mains, nous sommes rentrés à pied sous la flotte, en évitant les taxis et  les bus qui roulaient dans les flaques d'eau ... on est rentré trempés.

Il a plu quelques gouttes ...

On est donc retourné dans la chambre, et on a repris notre conversation avec nos amies de la chambre : le brésilien et une des deux australiennes sont partis, ils ont été remplacé par une chinoise et une canadienne. Et oui, on était les seuls garçons dans cette chambre mixte ;) On a discuté plus longtemps cette fois, j'ai vendu la beauté de la ville d'Avignon et de la Provence, on a conclu sur le fait qu'apprendre le finlandais ça ne servait rien, on s'est demandé de quel pays était originaire Georges Michaël etc. Comme quoi, quelque soit sa nationalité, on se pose des questions existentielles.

Quand la pluie s'est calmé, on est sorti au pub avec les américaines de notre chambre plus une autre de leurs amies, c'était marrant, elles parlaient comme dans un épisode de "How I Met Your Mother", je me suis donc adapté et je disais "Awesome"," it's cool" dans chacune de mes phrases, et ça paraissait normal. On a parlé de politique et d'Obama, de french fries et de Sufjan Stevens (elles étaient choqués qu'il soit inconnu en France).  On a fait un tour dans le vrai pub temple bar, celui qui a donné son nom au quartier, musique irlandaise traditionnelle en fond sonore, c'était awesome!!!

Souvenir des americaines, un billet d'un dollar ... Franchement, c'est pas la classe d'avoir sur soi des euros, des roubles et des dollars ?

Ensuite, on est rentré dans notre chambre et les autres roommates était là, on a continué nos discussions très philosophiques, jusqu'à ce que tout le monde soit fatigué. On s'est dit qu'on gardait contact (d'où l'utilité de Facebook), c'est vrai qui si un jour je vais dans un de leur pays, je serai ravi de les revoir. Même si ce n'est pas vraiment d'actualité.

Pour conclure, si j'ai raconté tout ça en détail, c'est parce que je me suis vraiment amusé et je prends vraiment du plaisir à vivre de la sorte. J'espère qu'à Tomsk, ce sera exactement la même chose ! Ca serait Awesome !

Par Yann - Publié dans : 2)Entre Valence et Tomsk
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Vendredi 8 août 2008

Ca y est, j'ai quitté cette bonne vieille France pur rejoindre Tomsk. Les adieux ont été difficiles, bien sur, mais c'est fait. A 6h du matin, j'embarquais avec RyanAIr vers l'Irlande.

Ryanair n' a pas changé : on est toujours autant mal assis, de la pub en fond sonore et une musique de synthétiseur à l'atterrissage pour nous prévenir que notre vol arrive à l'heure,comme 95% des volschez Ryanair. Quelle classe. Mais au moins c'est pas trop cher.

Dublin n'a pas changé non plus: on se croirait au printemps alors que l'on est en aout (12° le matin, à peine plus l'apès-midi). L'herbe dans les parcs est toujours aussi verte et les pubs toujours autant remplis. Et bien sur, la bouffe est déguelasse mais la guinness rattrape tout ça : je confirme, la guinness est vraiment bonne  en Irlande et n'a absolument rien à voir avec celle importée en France (hormis le packaging).

La guiness, je ne m'en lasserai jamais.

Pour notre premier jour, avec Johan, on s'est balladé dans les rues piétonnes et dans les parcs de Dublin, je lui ai fait gouter du cheddar (étonnament, il s'en est remis),  et surtout, on s'est reposé de ce départ à l'aube (lever à 3h du matin pour prendre l'avion) : une petite sieste réparatrice bienvenue dans notre chambre de l'auberge de jeunesse. L'auberge est sympa, j'en reparlerais.

4 tranches de pain (vraiment 4 tranches) pour presque 2 euros ,,, Le gros probleme de Dublin est bien la bouffe.

Ce soir, visite dans Temple Bar. Temple Bar, c'est un quartier de Dublin où il n'y a que des pubs (pubs modernes, typiques, chics ...) : un vrai nid à touristes, mais avec concerts de rock ou de musique irlandaise tous les soirs de la semaine. Bonne soirée assurée.

MAJ : la soirée dans les pubs a été super, on est allé entre autre au PorterHouse (merci Gildas de m'avoir fait découvrir ce pub). J'adore ce pub, je le conseille à tout ceux qui vont visiter Dublin. Johan a fait de très jolis photos de ce pub, n'hésitez pas à aller voir les photos sur son blog (il est dans mes liens).

Mais en rentrant dans la chambre, nous avons rencontré nos "roommates" : deux anglaises, deux australiennes, deux américaines et un brésilien. Ils parlaient tous parfaitement anglais, il a fallu se battre pour que je me fasse comprendre et que je les comprenne, mais j'ai réussi ... parfois :) J'en reparlerai. En tout cas, j'adore ce genre de communauté internationale qui se crée rapidement et je suis toujours très intéressé par les gens qui viennent de pays étrangers au mien, carje suis très curieux de découvrir leur culture et leur façon de vivre.

Par Yann - Publié dans : 2)Entre Valence et Tomsk
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Mercredi 6 août 2008
Et finalement, c'est arrivé, les derniers jours en France sont là, et mon programme est chargé : des diners de famille presque tous les soirs, la préparation minutieuse des bagages (RyanAir et le poids de 15kg à respecter entre autre), les papiers à remplir, la voiture à vendre (et à faire réparer), le téléphone à  résilier ...

Globalement, je me suis rendu compte qu'un départ d'une telle ampleur ne se prépare pas à la légère, surtout au niveau administratif : quand je suis allé un mois en Irlande il y a 2 ans, je m'y suis rendu vraiment à l'arrach', limite les mains dans les poches. La Russie, cela fait des mois que je m'y prépare car contrairement à il y a deux ans, je quitte tout pour une année entière : appartement, voiture (vendue depuis cette après-midi, yeepee), école, famille, amis, pays. Bon, les amis et la famille, ce n'est pas définitif bien sur, on se reverra dès qu'on pourra, je vous aime tous ;).
Finalement, quitter tous mes repères et partir à la recherche de nouveaux, c'est vraiment excitant, mais en même temps, tous les quitter d'un coup comme je suis en train de le faire, ça va me faire bizarre les premiers jours, j'imagine. Mais j'ai franchement hâte, je pense qu'au fond de moi j'en avais besoin.


Sinon, ces prochains jours, je vais passer mon temps dans les aéroports, où dans des pubs irlandais, donc voici mon agenda  pour rejoindre Tomsk :

vendredi 08 aout matin (très tôt, 6h du mat' !) : je pars de Marseille vers Dublin, j'y passe le week-end. Je vais faire découvrir à Johan (mon collègue français qui vient avec moi en Russie, pour ceux qui ont déjà oublié ou qui ne suivent pas) la chaude ambiance des pubs irlandais. Ca va être cool je pense :)

dimanche 10 aout soir (22h) : départ vers Moscou, avec attente de presque une journée pour aller à Tomsk. On verra si on a le temps de visiter la ville si on n'est pas trop crevé.

mardi 12 aout matin (encore 6h du matin) : arrivée à Tomsk, forcément épuisés. Bon, ça peut paraître beaucoup de voyager en 1 jour et demi, mais il faut savoir qu'il y a déjà presque 7h de décalage horaire en plus, et une bonne journée d'attente à Moscou.

J'avoue, il y avait surement une manière plus simple de rejoindre Tomsk, mais bon, quand c'est trop simple, ce n'est pas de l'aventure, non ? ;)
Par Yann - Publié dans : 2)Entre Valence et Tomsk
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Vendredi 1 août 2008
Résumé de l'épisode précédent :  le 10 juillet je suis allé au consulat à Marseille, j'ai donné tous mes papiers pour obtenir le visa, le gentil fonctionnaire russe m'a dit de repasser une semaine plus tard pour les récuperer.

Nous voici donc 10 jours plus tard. Je n'y suis pas allé 1 semaine pile plus tard, parce que je déménageais de Valence ! Grand moment, j'ai quitté officiellement cette ville où j'ai vécu pendant 6 ans, quand même. 

Mon ancienne cuisine toute propre (c'est suffisament rare pour que je la prenne en photo)

Revenons à notre histoire. Je refais exactement le même trajet que la fois d'avant : lever 7h (un peu plus tard que la dernière fois, ça reste les vacances mince !), direction la gare TGV d'Avignon, puis Marseille, métro et 10 minutes à pied jusqu'au consulat. Cette fois-ci, j'ai réussi à y aller sans encombre.

C'est quand j'y suis arrivé que j'ai eu des problèmes : une petite dizaine de personnes qui attendaient à un guichet ... vide. Au moment où je suis entré dans la cabane spéciale visa (cf. dernier article), le fonctionnaire partait. Bon. 15 minutes plus tard, il revenait pour répondre à la personne qui s'impatientait au guichet, que son dossier n'était pas correct. Ha ha. Lui, ça le faisait beaucoup moins rire.

Quand vient mon tour, quelques dizaines de minutes plus tard, je demandais gentiment à ce fonctionnaire russe que j'aimerais récupérer mes visas. Il me répond une phrase que je ne comprends pas (le guichet était inaudible, en 10 jours ça n'a pas changé), et là je lui dis une phrase que je n'aurais jamais du dire : "Je suis désolé, je crois que vous ne m'avez pas compris".
L'erreur du débutant. Je ne voulais pas le vexer, il avait l'air de bien parler et moi je n'avais pas compris. Il en a fallu pas moins pour qu'il s'énerve et monte sur ses grands chevaux :
"Mais j'ai parfaitement compris ce que vous m'avez dit, je comprends très bien c'est vous qui n'écoutez pas". Ouh la. Euh. Du calme. Finalement, on arrive à se comprendre et il me donne les fameux visas.Yipi ! Tout en n'oubliant  pas de me souhaiter, comme le veut le protocole, un bon voyage.

Le visa obtenu à la sueur de mon front ...

L'histoire du visa pourrait s'arrêtait là ... mais non, ça serait trop facile ! Quand je serai en Russie, il faudra que je fasse valider mon visa par l'administration russe (et donc bien sur, je devrais encore payer). Car pour l'instant, même si je reste un an, je n'ai qu'un visa ... de quelques semaines. Donc ce passage est obligatoire si je veux pas revenir plus tôt que prévu en France.
Par Yann - Publié dans : 2)Entre Valence et Tomsk
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Mercredi 16 juillet 2008
Et c'est parti pour la suite des aventures !

Résumé de l'épisode précédent : j'ai tous les documents (enfin je crois) pour obtenir mon visa. J'ai prévu d'aller à Marseille pour les donner au consulat et en échange ils me donneront la possibilité d'avoir le visa tant convoité.

Il est donc 6h30 du matin quand le réveil sonne : en plein mois de juillet, c'est franchement déprimant. J'arrive à la gare d'Avignon, je prends mon train à 7h40 sans être en retard, pour l'instant, rien de très intéressant. Dans le train, je suis assis entre deux beaux gosses techtonik, tee shirt fushia fluo pour l'un, rose fluo pour l'autre. 1h de train à parler devant tout le monde de comment ils niquaient avec leurs nanas respectives. La grande classe.

Donc j'arrive à la gare de Marseille, je prends le métro et j'arriev à la station du Prado, comme prévu. Et puis là, c'est le drame : je me suis perdu, je me suis trompé de route. Et sans le vouloir, je me suis retrouvé devant le Stade Vélodrome : un 6ème sens peut-être ? Après avoir demandé mon chemin à un papi qui n'avait absolument plus de voix (fallait le faire), j'ai demandé à une jeune demoiselle qui, je le saurai plus tard, m'a indiqué une fausse route : elle avait dû être troublé par tant de charme ;)

Bref ! Grâce à un miracle (ou plutôt un plan à côté de la station de métro initiale), j'ai retrouvé ma route et je suis arrivé au consulat : portail métallique, caméra dans tous les coins, ça ne rigole pas. A l'intérieur, une grande maison superbe, et une petite cabane en bois, limite un truc acheté chez Ikea. Sur la cabane, il y avait écrit : "service des visas". Bingo. A l'intérieur, pas mal de gens, c'est le bordel. J'attends pas spécialement longtemps (ce qui est rare pour des papiers administratifs), un vrai russe qui parlait bien français me demande mes papiers pour le dossier. Pendant que je les lui passais, j'essayais de lui poser une petite question sur mon dossier. Quelle erreur !!!! A peine j'ouvrais la bouche qu'il me faisait "chuuut". Limite insupportable. En gros ça donnait ça :
- "Je voulais vous demander ..."
- "Non,après"
- "En fait, c'est sur le papier que je vous donne là"
- "Chut, après"
- "Parce que j'hésitais"
-  "Chut"
- " Sur un champ ..."
- " Chut"
- etc.


Donc après 15min d'attente (il a regardé limite à la loupe les 3 documents), j'ai enfin réussi à lui poser la fameuse question, et sa réponse a été : "oui c'est bon". Tout ça pour ça. A la fin de son observation, il m'a donné le prix pour le visa ... 3 fois plus qu'annoncé sur le site. Ca fait plaisir. Bien sur, c'était le prix normal selon mon nouveau copain.

Le réglement se fait dans le grand batiment à côté, à la caisse. Et là, la femme de l'accueil n'était pas franchement accueillante (désolé pour ce mauvais jeu de mots). Aucune réponse à mon bonjour, ni à mon au revoir : peut-être était-elle sourde ? Muette ? Je ne saurai jamais. Le fait que la "vitre" par laquelle je communiquais avec cette charmante femme était à une hauteur qui aurait été parfaite pour un enfant de 8 ans, ça n'arrangeait rien à l'affaire. Quand j'ai eu fini de payer, comme je ne savais pas que c'était fini pour moi (difficile à savoir quand l'interlocuteur en face ne parle pas et ne vous regarde pas), elle m'a fait un petit geste de la main du genre dégage, c'est au prochain. Le fonctionnaire d'avant paraissait super sympa à côté d'elle.
J'ai depuis un très très mauvais pressentiment sur l'administration en Russie .... On verra ! Je n'ai pas peur :)

Enfin voilà ! Techniquement, tout sera bon dès que j'aurai récupéré le visa : j'aurai tout. Le billet d'avion, le visa, mon nouveau sa, mon passeport etc. Je pourrai alors me consacrer à des vrais tâches de vacanciers ;)


Par Yann - Publié dans : 1)Valence, plus pour très longtemps ...
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Mercredi 9 juillet 2008
Ca y est, les cours sont finis depuis plus d'une semaine, et me voilà en vacances ....
Mais on ne peut pas trop considérer que j'en profite. Pourquoi ? A cause de ce p**** de visa. Comme je l'ai déjà dit, pour aller en Russie, il faut un visa d'entrée.  Comme je compte y rester toute l'année scolaire, il me faut ce qu'on appelle un visa d'affaires (un visa d'une durée d'au maximum 1 an).  Sachant que c'est le visa le plus long, c'est aussi le plus contraignant à obtenir (il existe des visas pour ceux qui par exemple ne  font que traverser la Russie).

Et pour l'obtenir, il faut quelques documents, en voici la liste :
* une invitation de Russie : on ne rentre dans le pays que si une personne ou un organisme nous y invite. Pour mon cas, c'est l'école qui m'invite, et m'a donc envoyé une invitation. Ce papier a été crée en plusieurs semaines (pour ne pas dire mois).

* une photo : ça c'est bon, j'ai du allé dans un photomaton, je m'en suis sorti. Trop fort.

* un formulaire : en français, et en russe, où il faut indiquer son nom, le temps que l'on reste, son itinéraire. Pas trop dur non plus, et surtout pas trop long (une feuille A4) ni de questions embarassantes.

* un test du HIV : j'en ai déjà parlé, c bon je suis négatif ouhouh !

* une assurance maladie et rapatriement : fait aussi. En espérant que le document que j'apporterai est celui qu'ils souhaitent.

* et un passeport valide depuis au moins 6 mois : c'est tout bon !

Tous mes documents, parés à être validés !

Donc voilà, avec tous ces documents, on a théoriquement un visa (enfin je l'espère). C'est actuellement où j'en suis. J'ai eu quelques problèmes qui ont ralenti le processus, je ne citerai personne mais tous les étudiants de mon école comprendront qui ne m'a pas facilité la tâche. Bref.

Maintenant, il faut amener les documents pour la validation, et c'est là que ça se complique : il n'y a qu'une ambassade en France (Paris) et 2 consulats (Strasbourg et Marseille). Et forcément, il faut y aller pour donner les documents, rien ne peut être faxé. Autre info importante : le consulat ouvre à 9h et ferme à .... 12h. Ce qui est assez limité ! Donc demain, c'est le grand jour, je pars sur Marseille, c'est le plus près d'où habitent mes parents.
J'ai eu une petite pensée pour ceux qui vivent à Toulouse, Bordeaux etc. et qui souhaitent aller en Russie. Bon courage !

Si vous avez bien suivi, il faut que je parte suffisament tôt pour qu'on me fasse le visa, en espérant que tout soit bon, ce qui avec l'administration quelqu'elle soit, relève souvent du miracle. Petite conclusion à tout ça : le tourisme en Russie a chuté depuis que l'Ukraine et d'autres pays de l'ancienne URSS ont décidé de ne plus demander de visa pour les étrangers qui souhaitaient venir. Sincèrement, je ne pensais pas que ça serait autant complexe. Et encore, ce n'est pas fini .... La suite dans la deuxième partie, que j'espère concluante :)
Par Yann - Publié dans : 1)Valence, plus pour très longtemps ...
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