Ca faisait plusieurs jours que j’entendais, de la part de Johan, et d’autres, qu’il allait faire, ce lundi, au moins -20°C ! Moi, bien sur, je n’étais pas trop affolé. Il faut dire que dimanche dernier, avec Johan, on est allé au ciné voir le « Transporter 3 » en russe, le genre de film que si on ne comprend pas tous les dialogues, ce n’est pas bien grave. D’ailleurs, j’ai pas mal compris, signe que je progresse bien ! Oui donc on est allé au ciné, et il ne faisait pas franchement froid, maximum -10°C, de la rigolade pour nous maintenant. Je me disais qu’on ne pouvait pas perdre 10°C ou 15°C en un jour.
Et ben si ! C’est ça qui est beau avec la Sibérie, on peut gagner (ou perdre) des dizaines de degrés en un jour. En me levant, j’ai senti que même dans la chambre, il faisait plus froid que d’habitude. Bon rien de grave, mais je suppose qu’il fait bien -20°C. Je m’habille, un peu plus que d’habitude, je mets un pull en laine, l’écharpe, les gants, le bonnet, et je tente le double pantalon (jean + short chinois, voir avant pour ceux qui ne suivent pas).
Et c’est parti ! Je suis sorti dehors, bien curieux de voir ce qu’il se passe quand même, quand il fait si froid. J’avais une raison : notre théière était cassé, je devais en acheter une autre pour boire mon thé (oui maman c’est nouveau, maintenant je bois du thé). Je suis sorti. Dans ma résidence universitaire, il y a une sorte de sas devant le bâtiment : rien qu’en entrant dans ce sas, j’ai senti le froid. Bon je sors, de plus en plus impatient de voir ce temps : et là c’est incroyable. Il faisait vraiment froid : malgré le bonnet, j’ai eu rapidement froid aux oreilles, le double pantalon n’était pas suffisant, je sentais le froid sur les cuisses, et malgré les gants, il fallait que je mette les mains dans les poches au bout d’un certain temps. Et puis j’ai du mettre l’écharpe devant la bouche parce que mn nez commençait à geler… C’était incroyable, mais finalement, supportable pour quelques dizaines de minutes, vraiment, si on est bien équipé. Par contre, les russes sont barjos : j’en ai vu sans gants, d’autres avec une simple veste …
Oh
une tempete de neige !
Oh
encore une tempete de neige !
En rentrant, j’ai croisé une copine russe qui rentrait de l’université, elle avait de la neige dans les cheveux, qui avaient gelés. Elle restait dehors pour pouvoir fumer sa clope avant de rentrer : être fumeur en Sibérie, parfois c’est dur (parfois, parce que le prix du paquet à 1 euro ça fait des joyeux mais ceci est un autre sujet).
Donc voilà, c’était le premier jour de grand froid sibérien. Petite ironie, on était le 1er décembre, premier jour de l’hiver russe (car en Russie, l’hiver ne commence pas comme nous). En lisant ce petit article, ne prenait pas peur, je ne vais pas finir congeler en glaçon : si on se protège bien, la vie est presque normale. Bon maintenant je vais moins sortir, c’est clair, en tout cas moins loin, mais c’est incroyable ce froid, ça réveille bien le matin ! :)
Devant mon immeuble, quand je suis sorti pour
aller en cours …
Pareil, mais d’un autre angle …
La rue « Ousova », que j’emprunte
tous les jours pour aller à l’université…
Une rue perpendiculaire à l’avenue
Lénine…
De bonnes
Cheveux courts de retour !
Prêt pour l’hiver … Tu as vu maman, je n’aurai
pas froid comme ça :)
Mon lit est à droite, forcément c'est bien rangé. A
droite, celui d'iegor et au milieu son PC.
Notre frigo : je rappelle qu'un frigo dans sa
chambre est considéré comme un luxe ici. A droite le lit de Daniel.
La vue de la fenêtre : c'est pas génial mais ça
pourrait être pire. On peut remarquer le câble réseau qui passe juste devant.
Voici le switch placé dans notre chambre
(pour ma maman : c'est un objet qui permet de relier plusieurs câbles réseaux ensemble, et ainsi, par exemple, partager une connexion internet). Ce qui est marrant, c'est quand on débranche
malencontreusement le câble d'alimentation, 5 secondes après maximum, nos voisins chinois et vietnamiens débarquent pour savoir pourquoi ça marche pas :)
L’entrée de l’usine.
Ca se voit que je suis impatient de manger des
bonbons !
Avoir la classe en toute circonstance, ça n’a pas de prix.